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Atelier et mini-concert : premières esquisses de « Contrainte de lumière II » pour l’ECM+

Jetez un coup d’oeil au Cahier du compositeur que j’ai préparé en vue de l’atelier et mini-concert organisé par l’ECM+ le 10 février prochain au Cégep Saint-Laurent (toutes les infos ici).

Laurence Latreille-Gagné y interprètera ma pièce pour cor seul, éclats/vitrail (2010-2012), toute première oeuvre où j’ai abordé l’exploration du son par le travail visuel.

Contrainte de lumière II_5 esquisses_12x18.jpgéclats/vitrail : note de programme Lire la Suite…

VIDÉO : Monsieur Léo @l’OMAD

Voici la captation de la lecture publique de «Monsieur Léo : homme ordinaire» à l’OMAD, en janvier dernier. Merci, Émilie Sigouin, de nous avoir embarqué là-dedans! Merci Stéfan Perreault pour le partage de ce moment d’écoute bien spontané.

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Laptop+poésie : « son corps parlait pour ne pas mourir » @Bleury, bar à vinyles

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Première lecture publique – en fusion avec le noise génial d’Émilie Payeur – d’extraits de la version finale de son corps parlait pour ne pas mourir, long poème qui sera publié à l’hiver par les fabuleux être humains de La Tournure en collaboration avec Possibles Éditions.

Extrait :
tracés noirs au khôl autour de mes lèvres qui t’effraient dans ton sommeil – la culpabilité
le corps mort
la respiration lente toujours sur le côté
m’accompagne le qanûn accordé à la pureté feinte
l’intonation sérénissime parfaite comme ton Dieu d’amour vengeur
les versets les inflexions de ma voix derrière les paravents somptueux
mais j’ai toujours préféré Jaël tuant Sisera en lui enfonçant un pieu dans la tempe avec un marteau
c’est moins chaste et pur
moins virginal, plus humain
tu reconnais?

« Si les oiseaux » au Prospero dès le 13 octobre!


Un spectacle important, magnifique, difficile dans ce que ce mot a de plus essentiel. Depuis ma première rencontre avec la metteure en scène Geneviève Blais au printemps dernier, j’ai ce projet dans les tripes. Écrire une musique qui permette d’insuffler de la vie à la parole qui dénonce, c’est une des motivations premières de mon travail, motivation perdue de vue parfois, au fil des aléas de la musique de concert, mais toujours sous-jacente.

Tous les moyens ont été bons pour supporter par mes sons le texte d’une rare force d’Erin Shields : mes habituels sheng et bawus, du erhu, du bodhran, et surtout mille objets-musique – arachides, pommes grenade, bassin d’eau, noix de Grenoble, pots de fleurs, rideaux de douche, etc. Une musique organique, d’objets, de matières, et très peu de traitement. Des voix et des souffles, aussi, surtout.

…venez voir/entendre ça!

Toutes les infos ICI.

« même ton rire sonne faux », dit-elle @Ostrava

21 août 2015 – Magnifique performance de « même ton rire sonne faux », dit-elle à Ostrava, en Tchéquie, par Béatrice Laplante dans le cadre du festival international de musique contemporaine Ostrava Days.

Mille mercis à Fruzsina Lanyi pour la réalisation de la robe! Extraits vidéos à venir très bientôt!

Photos par Martin Popelar :

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Extrait de la partition :

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Projet K aux Pas Sages ce vendredi!

Très hâte de sortir bawu et sheng ce vendredi 19 juin pour accompagner de magnifiques textes de Jean-François Casaubon et du collectif Panthères rouges!


Toutes les infos ICI

Extrait de derrière leurs peaux, de Jean-François Casaubon :

je titube comme une grande trotteuse
et tu fais couler le temps
sur ton dos c’est déjà beaucoup

de la douceur d’une peau
j’en oublie les leurres
car tant de maux
se posent sur les mains de l’acouphène

« I wish I was still kissing you in front of Oblomov » : captation vidéo et réflexions autour d’un grand aboutissement

Au centre de cette pièce, la figure russe mythique d’Oblomov, maître de l’inertie. Et un bar homonyme tout aussi mythique, à Stuttgart, où un monde de possibles s’ouvre quand on y entre.

Cette pièce est d’abord un aboutissement de ma démarche explorant la communication entre compositeur et interprète à l’aide de partitions graphiques – la captation vidéo du geste de peindre ou de dessiner, une fois montée, constituant la partition remise aux musiciens. Cette dernière cherche à flouter les frontières entre les perceptions de l’auteur et du « réalisateur » en tentant d’approcher l’essence de leurs différences. Du côté du compositeur, j’ai tenté, depuis le début de ma série Intranquillités, de m’éloigner du culte de la précision du détail pratique – qui a occulté, chez moi, pendant longtemps, des aspects bien plus importants de mon rôle d’artiste – pour me consacrer à un culte qui me semble bien plus porteur de sens : la transmission aussi précise que possible d’un univers poétique, artistique.

Depuis Intranquillités I, l’indication suivante a conclu les notes d’interprétations de toutes mes oeuvres :

La partition a été conçue comme une mise en situation poétique très précise visant à mettre en valeur ce qui m’apparaît comme étant l’essence même de la relation compositeur/interprète : la transformation d’une idée artistique en sons chargés d’expériences de vie.

Du côté de l’interprétation, j’ai recherché différents moyens de redonner une responsabilité fondamentale au musicien : la liberté – et donc le devoir – d’interpréter, dans le sens le plus noble du terme, une idée, et de la donner à entendre, une fois Lire la Suite…