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« son corps parlait pour ne pas mourir » maintenant disponible!

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Après quelque sept ans dans la mijoteuse, son corps parlait pour ne pas mourir est maintenant disponible pour achat EN LIGNE ou dans votre librairie indépendante préférée!

« je fais partie de ceux
qui traînent leur enfance
comme on traînerait
du sol
une lourde montgolfière

qui tentent inlassablement de rattraaper
le galet jeté à l’eau
mais qui souffrent d’une peur
viscérale
de la mer »

Mille mercis à tous ceux qui se sont déplacés pour le lancement en mars dernier!
… et mille mercis à ma famille musicale et artistique d’avoir prêté votre musique et vos voix à mes mots :

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Projet K aux Pas Sages ce vendredi!

Très hâte de sortir bawu et sheng ce vendredi 19 juin pour accompagner de magnifiques textes de Jean-François Casaubon et du collectif Panthères rouges!


Toutes les infos ICI

Extrait de derrière leurs peaux, de Jean-François Casaubon :

je titube comme une grande trotteuse
et tu fais couler le temps
sur ton dos c’est déjà beaucoup

de la douceur d’une peau
j’en oublie les leurres
car tant de maux
se posent sur les mains de l’acouphène

Goulka – Zéa Beaulieu-April

survivants
nous avons le corps d’avant l’image
nous sommes gestes et actes avant apparition

il y eut la meute

nous restons proie volontaire
d’une espérance

ce qui rend vivant s’avère dangereux

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Recueil disponible sur le site de la tournure.

Découverte poétique : Lino (Québec)

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Lino, extrait de La chambre de l’oubi, 2008, ed. 400 coups

Découverte poétique : Denis Vanier (Québec)

MORDU AU TALON

Cet été m’aura pourri
comme du sang dans le lavabo

je ne vis plus
mais reviendrai
expliquer tout cela
un coeur de déchets
sur un drap de bouches closes

il ne m’importe alors
d’être n’importe où

un aveugle qui hypnotise.

(extrait de La morve des bonbons, 1998)

LE DÉTACHEMENT

Se détacher des plaies de l’âme
est une farce plate,
jamais je ne m’offrirai l’impassibilité,
peindre les cernes de la baignoire
ou survoler les eaux troubles
de la mémoire d’une soue.

(extrait de Dimanche sale, 1998)

Découverte poétique : Ghérasim Luca (Roumanie/France)

Passionnément

pas pas paspaspas pas
pasppas ppas pas paspas
le pas pas le faux pas le pas
paspaspas le pas le mau
le mauve le mauvais pas
paspas pas le pas le papa
le mauvais papa le mauve le pas
paspas passe paspaspasse
passe passe il passe il pas pas
il passe le pas du pas du pape
du pape sur le pape du pas du passe
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Découverte poétique : Claude Gauvreau (Québec)

Des voix sans pores me disent que je mourrai enflammé dans la carbonisation
Ce n’est pas vrai
Je suis Dieu pour mes sourires secrets
Et en vérité je suis moi-même
Franc noble et plein de liberté
Draggammalamalatha birbouchel
Ostrumaplivi tigaudô umô transi Li

Claude Gauvreau, Recul (Poèmes de détention, 1961)

« Ce qui fait la valeur de la vie, et surtout de l’art, pour ceux qui ne sont pas des épidermes bouchés par l’infirmité, c’est le rare, l’inattendu, l’inespéré, le surprenant, le saisissant, l’inexplicable aussi, l’inédit, le révolutionnaire, l’incomparable, le prodigieux, l’intense, l’exorbitant, l’imprévu, le bizarre, le baroque, l’irrégulier, le fin, l’extravagant, le délirant, le vibrant, l’inimitable, le précédent, bref le sensible sous tous les angles possibles et impossibles, bref l’unique sous toutes les formes pensables et impensables.»

Claude Gauvreau, Les Oranges sont vertes, Montréal, L’Hexagone, 1994, p.206