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Exposition à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal!

C’est avec joie que je vous invite à ma première exposition solo de partitions graphiques. Les partitions de ma pièce Intranquillités III – c’est en liesse… ainsi que de debout, un respir grand comme vous y seront dévoilées. L’invitation : écouter les partitions avec vos yeux seulement!

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L’ensemble Paramirabo interprètera aussi, pour le plaisir de vos oreilles, la partition d’Intranquillités III – c’est en liesse… en tournée montréalaise du 9 au 13 avril.
Toutes les informations ICI!

Intranquillités III – c’est en liesse… est une œuvre musicale qui m’a été commandée par l’ensemble Paramirabo. La partition de cette œuvre est assez particulière. En effet, je compose – souvent pour des instruments classiques – quasi exclusivement à l’aide de partitions graphiques. Ces partitions me permettent un travail de proximité avec les interprètes en plus d’être toutes indiquées pour réaliser des sonorités très particulières. Mais elles ont aussi une vie parallèle en ce sens qu’elles peuvent être observées, hors du cadre du concert, et être « entendues » de manières tout à fait personnelles par le regardeur curieux. Cette façon de faire permet à ma musique, et à l’univers poétique qui y est associé, d’entrer en résonance avec l’imaginaire du public, pour la durée de l’instant qu’elle ou il voudra bien lui accorder. Afin de percevoir ce monde sonore, très peu de clefs de compréhension sont nécessaires au regardeur :

  • Les 10 « pages » de la partition correspondent à autant de miniatures qui se lisent de gauche à droite;
  • Plus un élément graphique est foncé, plus il représente un son fort; plus il est pâle, plus il représente un son doux;
  • Plus un élément se situe haut sur la page, plus il représente un son aigu; plus il est bas, plus il représente un son grave. Aussi, un trait mince correspond à une note précise, tandis qu’un trait large correspond à un son plus bruité;
  • Les éléments graphiques sont placés sur l’espace de la page de manière à être interprétés en fonction de leurs différences et de leurs similarités. En ce sens, des éléments graphiquement proches (quant à leur apparence, leur couleur et à leur disposition) représentent des sonorités, des registres et des durées entretenant certains liens de parenté.

Démarche générale :

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debout, un respir grand comme… images et sons enfin réunis!


Voici l’enregistrement de ma toute dernière pièce, debout, un respir grand comme, mettant en vedette les incroyables musiciens de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), dirigé par Véronique Lacroix, que je remercie tout particulièrement pour l’opportunité qu’elle a offerte à mes partitions en terme de dialogue, d’expérimentation et surtout pour sa constante recherche de pistes afin de permettre à ces graphiques de résonner au meilleur de leur potentiel.

Les images du clip correspondent à la partition graphique interprétée par les musiciens, avant son orchestration et son « enchâssement », par transparence, sous des portées et barres de mesures.

L’enregistrement a été réalisé en concert à l’Espace Hypérion, par Mathieu Dumont, diffuseur du concert, que je remercie pour son implication vigoureuse envers nos musiques.

Note de programme

« (…) et le printemps, lui, reviendra toujours, et ses roses et ses fleurs. »
Marie-Hélène Constant

debout, un respir grand comme est une pièce de transition, une chose qui fut intranquille et qui s’est peut-être apaisée en chemin. Elle est douceur et tendresse, même dans la vigueur, le son fort ou aigu. C’est un grand respir en mouvement, un respir après de grands vents contraires, de grandes petites victoires aussi. Un respir avant la suite et le recommencement, autrement.

Program note

« (…) and spring will always return, and its roses and its flowers. »
Marie-Hélène Constant (trans. Symon Henry)

debout, un respir grand comme (standing, a breath as tall as) is a work of transition, something that was restless and perhaps became calmer along the way. It is softness and tenderness, even in its moments of intensity, and loud or high pitched sounds. It is a big, moving breath, a breath after an adverse wind, and also great small triumphs. A breath before moving on and before starting something over, another way.

Conférence à l’Université de Montréal : partitions graphiques ou comment être « anonyme et intime »

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C’est avec beaucoup de joie que je donnerai une première conférence à l’Université de Montréal. J’y présenterai mes partitions graphiques et les questions de fond qu’elles ne cessent de soulever : improvisation vs. précision? composition vs. création d’un cadre de jeu? expression personnelle vs. expression des musiciens? Hâte de vous jaser de tout ça!

10 décembre 2015 – 12h à 13h
Faculté de musique – Université de Montréal, Local B-421
Événement Facebook

« Intranquillités… ou comment brouiller les pistes aux égos de compositeur.e.s

Lors de cette conférence, Symon Henry présentera le chemin qui l’a mené de la transposition précise de motifs de toiles du peintre suisse Paul Klee, aux larges partitions graphiques performatives peintes à même des édifices abandonnés en Finlande. Au tournant de 2010, il a d’abord recherché de nouveaux objets sonores : contours mélodiques, gestes, voir forme globales par l’entremise de l’élaboration d’un langage pictural et sonore de plus en plus précis. Sa démarche a pris un tournant décisif lors de l’élaboration de sa série « Intranquillités », qui compte cinq pièces à ce jour, et qui cherche un nouveau mode de notation du timbre via des partitions graphiques jouant à la fois sur la précision et sur l’ouverture. Ces partitions impliquent un travail de très grande proximité avec les interprètes qui brouille complètement les notions de composition/improvisation et, surtout, qui font disparaître les égos du compositeur et des interprètes derrière des univers poétiques à inventer ensemble…. du moins, c’est le but! »

Nouvelle pièce! New Piece! Neues Stück!


– composition  réalisée dans le cadre d’un laboratoire d’expérimentation vocale organisé par l’incomparable Gabriel Dharmoo
– pour voix seule et projection, à partir d’extraits du texte « son corps parlait pour ne pas mourir », à paraître aux éditions de la Tournure
– cette pièce est un travail préparatoire à la mise en musique complète du texte
– enregistrement de la création, le 4/09/14 par Gabriel Dharmoo

Si vous avez des commentaires/réflexions concernant la pièce, l’expérimentation vocale ou autre, n’hésitez pas à les publier ici!

Texte:

Miniature 1 :
Pierrot ne sait plus trop vers où et surtout pour qui construire son Time Square propre : faisons du territoire une centrale nucléaire un barrage hydroélectrique un bandage pour ta mère morte

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