Archive | Work in progress RSS for this section

Génération2016 : en route vers « Contrainte de lumière II »

Un petit aperçu de ce sur quoi je travaille en ce moment : un partition à la limite entre notation traditionnelle et graphique pour l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), dirigé par Véronique Lacroix.

Contrainte de lumière II_5 esquisses_12x18Rendez-vous en octobre 2016 pour la création et la tournée neuf concerts!

Atelier et mini-concert : premières esquisses de « Contrainte de lumière II » pour l’ECM+

Jetez un coup d’oeil au Cahier du compositeur que j’ai préparé en vue de l’atelier et mini-concert organisé par l’ECM+ le 10 février prochain au Cégep Saint-Laurent (toutes les infos ici).

Laurence Latreille-Gagné y interprètera ma pièce pour cor seul, éclats/vitrail (2010-2012), toute première oeuvre où j’ai abordé l’exploration du son par le travail visuel.

Contrainte de lumière II_5 esquisses_12x18.jpgéclats/vitrail : note de programme Lire la Suite…

VIDÉO : Monsieur Léo @l’OMAD

Voici la captation de la lecture publique de «Monsieur Léo : homme ordinaire» à l’OMAD, en janvier dernier. Merci, Émilie Sigouin, de nous avoir embarqué là-dedans! Merci Stéfan Perreault pour le partage de ce moment d’écoute bien spontané.

omadjanv2016

Work in progress : Storyboard physique..

storyboard

Premier débroussaillage d’un storyboard physique pour une perfo à venir à partir de Conversation à la montagne de Paul Celan, en Allemand et Français. Merci à Émilie Sigouin (récitante), Maude Côté-Gendron (voix) et Émilie Girard-Charest (violoncelle) de vous êtes prêtées au jeu! À suivre…

« I wish I was still kissing you in front of Oblomov » : captation vidéo et réflexions autour d’un grand aboutissement

Au centre de cette pièce, la figure russe mythique d’Oblomov, maître de l’inertie. Et un bar homonyme tout aussi mythique, à Stuttgart, où un monde de possibles s’ouvre quand on y entre.

Cette pièce est d’abord un aboutissement de ma démarche explorant la communication entre compositeur et interprète à l’aide de partitions graphiques – la captation vidéo du geste de peindre ou de dessiner, une fois montée, constituant la partition remise aux musiciens. Cette dernière cherche à flouter les frontières entre les perceptions de l’auteur et du « réalisateur » en tentant d’approcher l’essence de leurs différences. Du côté du compositeur, j’ai tenté, depuis le début de ma série Intranquillités, de m’éloigner du culte de la précision du détail pratique – qui a occulté, chez moi, pendant longtemps, des aspects bien plus importants de mon rôle d’artiste – pour me consacrer à un culte qui me semble bien plus porteur de sens : la transmission aussi précise que possible d’un univers poétique, artistique.

Depuis Intranquillités I, l’indication suivante a conclu les notes d’interprétations de toutes mes oeuvres :

La partition a été conçue comme une mise en situation poétique très précise visant à mettre en valeur ce qui m’apparaît comme étant l’essence même de la relation compositeur/interprète : la transformation d’une idée artistique en sons chargés d’expériences de vie.

Du côté de l’interprétation, j’ai recherché différents moyens de redonner une responsabilité fondamentale au musicien : la liberté – et donc le devoir – d’interpréter, dans le sens le plus noble du terme, une idée, et de la donner à entendre, une fois Lire la Suite…

« Contrainte de lumière » pour le Vancouver Chinese Music Ensemble… première page!

Après plusieurs mois de travail, et à quelques jours du dépôt de la partition, voici un petit aperçu du look de la première page de ma pièce pour grand ensemble d’instruments chinois. Création la saison prochaine à Vancouver… très très hâte!

Contrainte-de-lumière_web

Wir lagen
schon tief in des Macchia, als du
endlich herankrochst.
Doch konnten wir nicht
hinüberdunkeln zu dir :
es herrschte
Lichtzwang.

Paul Celan, Lichtzwang, 1967

Nous gisions
déjà au plus profond du maquis quand tu
t’es enfin approché en rampant.
Mais nous ne pouvions pas
ténébrer vers toi :
il régnait
la contrainte de lumière

trad. B.Badiou et J.-C. Rambach

We already lay
deep in the underbrush, when you
finally crept along.
But we could not
darken over toward you :
there reigned
lightduress.

trans. Pierre Joris