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Conférence à l’Université de Montréal : partitions graphiques ou comment être « anonyme et intime »

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C’est avec beaucoup de joie que je donnerai une première conférence à l’Université de Montréal. J’y présenterai mes partitions graphiques et les questions de fond qu’elles ne cessent de soulever : improvisation vs. précision? composition vs. création d’un cadre de jeu? expression personnelle vs. expression des musiciens? Hâte de vous jaser de tout ça!

10 décembre 2015 – 12h à 13h
Faculté de musique – Université de Montréal, Local B-421
Événement Facebook

« Intranquillités… ou comment brouiller les pistes aux égos de compositeur.e.s

Lors de cette conférence, Symon Henry présentera le chemin qui l’a mené de la transposition précise de motifs de toiles du peintre suisse Paul Klee, aux larges partitions graphiques performatives peintes à même des édifices abandonnés en Finlande. Au tournant de 2010, il a d’abord recherché de nouveaux objets sonores : contours mélodiques, gestes, voir forme globales par l’entremise de l’élaboration d’un langage pictural et sonore de plus en plus précis. Sa démarche a pris un tournant décisif lors de l’élaboration de sa série « Intranquillités », qui compte cinq pièces à ce jour, et qui cherche un nouveau mode de notation du timbre via des partitions graphiques jouant à la fois sur la précision et sur l’ouverture. Ces partitions impliquent un travail de très grande proximité avec les interprètes qui brouille complètement les notions de composition/improvisation et, surtout, qui font disparaître les égos du compositeur et des interprètes derrière des univers poétiques à inventer ensemble…. du moins, c’est le but! »

« I wish I was still kissing you in front of Oblomov » : captation vidéo et réflexions autour d’un grand aboutissement

Au centre de cette pièce, la figure russe mythique d’Oblomov, maître de l’inertie. Et un bar homonyme tout aussi mythique, à Stuttgart, où un monde de possibles s’ouvre quand on y entre.

Cette pièce est d’abord un aboutissement de ma démarche explorant la communication entre compositeur et interprète à l’aide de partitions graphiques – la captation vidéo du geste de peindre ou de dessiner, une fois montée, constituant la partition remise aux musiciens. Cette dernière cherche à flouter les frontières entre les perceptions de l’auteur et du « réalisateur » en tentant d’approcher l’essence de leurs différences. Du côté du compositeur, j’ai tenté, depuis le début de ma série Intranquillités, de m’éloigner du culte de la précision du détail pratique – qui a occulté, chez moi, pendant longtemps, des aspects bien plus importants de mon rôle d’artiste – pour me consacrer à un culte qui me semble bien plus porteur de sens : la transmission aussi précise que possible d’un univers poétique, artistique.

Depuis Intranquillités I, l’indication suivante a conclu les notes d’interprétations de toutes mes oeuvres :

La partition a été conçue comme une mise en situation poétique très précise visant à mettre en valeur ce qui m’apparaît comme étant l’essence même de la relation compositeur/interprète : la transformation d’une idée artistique en sons chargés d’expériences de vie.

Du côté de l’interprétation, j’ai recherché différents moyens de redonner une responsabilité fondamentale au musicien : la liberté – et donc le devoir – d’interpréter, dans le sens le plus noble du terme, une idée, et de la donner à entendre, une fois Lire la Suite…

Intranquillités V revisité par Marilène Provencher-Leduc

Intranquillités V –
Alors que nous maintenions près de nos bouches diamantées…
pour performeur.e, vidéo et sons fixés

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Identité. Modes de pensée. Rapports au monde. Vision du « soi » donné.
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Acustica de Kagel ou pourquoi ça nous a pris deux ans monter le premier show de Projet K

Projet K : de kossé?
Le 3 octobre prochain, au Café l’Artère, se tiendra un évènement très particulier. Ce sera l’occasion d’assister à la naissance d’un projet de longue haleine porté par une bande d’artistes multidisciplinaires mi-fous, mi-visionnaires, pendant plus de deux ans. En effet, nous nous sommes d’abord rassemblés parce que nous avions en commun

  • une grave envie de faire de géniales explorations musicales ensemble
  • un même besoin d’explorer les frontières entre la musique et d’autres formes d’art, en particulier le théâtre
  • l’idée naïve de jouer, en première nord-américain, l’œuvre colossale de Mauricio Kagel intitulée Acustica (1968-1970), pilier d’une jeune tradition de « musique théâtrale » ou « théâtre composé »

Nous avons donc commencé par répondre à ces impératifs en organisant de nombreuses séances d’improvisations, dirigées ou non, de quelques minutes ou de quelques jours, où nous avons appris à définir un peu qui nous avions le goût d’être.

Puis de discussions en projets personnels, nous en sommes finalement venus à choisir les premiers défis auxquels nous nous attaquerions. Au menu, reprises de classiques, de pièces récentes et créations. Et au menu du premier évènement, prendre le taureau par les cornes : créer Acustica à Montréal.

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Photo: Jonathan Goulet

 Acustica : de kossé?
Acustica, ce sont 127 fiches telles que celles-ci : Lire la Suite…

Lancement de mon ensemble : Projet K!!

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(english follows)

Pour son concert inaugural, Projet K présente Acustica, du compositeur argentin Mauricio Kagel, en première Nord-Américaine.

Composée en 1970, cette œuvre de musique performative est d’une durée variable, entre 45 et 75 minutes. Teintée d’humour, elle requiert l’utilisation d’une quarantaine d’instruments construits ou choisis par les interprètes, faisant cohabiter sur scène objets usuels et objets à tendance ready-made. Ces instruments demandent à être exploré d’une manière libre ou avec une précision maniaque, selon les indications du compositeur. Chaque représentation se doit donc d’être unique, variant selon l’écoute des cinq interprètes et les instruments à leur disposition.

Acustica sera précédée de Intranquillités IIb: Viitasaari de Symon Henry, une pièce pour chariot, instrument à cordes pincées, percussions, et composition en temps direct.

Rendez-vous au Café l’Artère à 19h30

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3 concerts à venir!

Si l’envie vous prend de vouloir écouter de la performance sonore dans les semaines qui viennent, j’aurai la chance de voir trois de mes oeuvres interprétées à Montréal par des musiciens hors du commun!

4 septembre, 20h – son corps parlait pour ne pas mourir
pour artiste vocal seul
Espace Cercle Carré (36 rue Queen, Vieux Port de Montréal)

Gabriel Dharmoo aura l’amabilité de présenter quelques extraits d’un « work in progress » à partir de mon texte son corps parlait pour ne pas mourir. Aussi au programme, des oeuvres en gestation de Marie-Pierre Brasset, Gabriel Dufour Laperrière, Marc Hyland, William Kuo, Gabriel Ledoux et Carmen Vanderveken!

Événement FB

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13 septembre, 19h30 – Intranquillités V : alors que nous maintenions près de nos bouches diamantées..
pour flûte bawu, vidéo et sons fixés
Salle Multimédia du Conservatoire de musique de Montréal

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Disquietudes : Vergangenheitsbewaltigung

Vivienne Spiteri has been kind enough to translate my presentation of « Intranquillités I : Vergangenheitsbewaltigung » for piano, harpsichord, horn and string quartets. The work has been premiered on May 16th 2014 in Montréal.

Disquietudes