Tag Archive | partitions graphiques

Exposition : voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire

Le vernissage de « voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire » a eu lieu le 29 septembre dernier. L’exposition se poursuit jusqu’au 15 décembre prochain à la Chapelle Historique du Bon-Pasteur (100 rue Sherbrooke Est).

Évènements à venir :
**Le mentir-vrai : performances artistiques en écho à l’exposition
26 octobre 2018, 14 h à 17 h
Avec Nicole Brossard, auteure et essayiste ; Christian Bujold, performeur ;
Mario Côté et Catherine Béliveau, artistes visuels ; Ana Tapia, artiste électroacoustique ; Benjamin Tremblay Carpentier et son ensemble, multi-instrumentistes ; Maude V. Veilleux auteure et performeuse et Rachel Hyppolite, animatrice.

**Concert
9 novembre, 19h30
Productions SuperMusique interprète la partition complète de voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire (dir. Danielle Palardy Roger).

Horaire de visites de l’exposition :
Jeudi et vendredi – de 14 h à 18 h
Samedi – de 13 h à 17 h
Dimanche – de 13 h à 17 h
(visites possibles en-dehors de ces heures : écrivez-moi au besoin à symon_henry@yahoo.ca)

Toutes les œuvres sont en vente afin de financer la création de ma prochaine pièce, une symphonie avec voix, sur des textes de Roxane Desjardins, intitulée « Je suis calme et enragé, cela s’appelle la précision ».
Détails : https://symonhenry.com/galerie/

Photos : Maxime Boisvert

 

Vernissage : Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire

Vernissage : 29 septembre, 13 h à 18 h ; en présence de l’artiste et avec la participation de la violoncelliste et médiatrice culturelle Emmanuelle Lizère ; performance de l’artiste vocal Gabriel Dharmoo à 16h30, présenté par l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+).
Le mentir-vrai, 

Performances artistiques en écho à l’exposition
26 octobre 2018, 14 h à 17 h
Avec Nicole Brossard, auteure et essayiste ; Christian Bujold, performeur ;
Mario Côté et Catherine Béliveau, artistes visuels ; Ana Tapia, artiste électroacoustique ; Maude V. Veilleux auteure et performeuse et Rachel Hyppolite, animatrice.

Répétition publique : 3 novembre, 14h à 16h ; Productions SuperMusique.
Concert : 9 novembre, 19h30 ; Productions SuperMusique interprète la partition complète de voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire (dir. Danielle P. Roger).
Chapelle Historique du Bon-Pasteur (100, rue Sherbrooke E, Montreal)
Extraits-voir-dans-le-vent_carré
Je dessine le son. Pour qu’il puisse être interprété par des musiciens en concert, mais aussi pour qu’il puisse être entendu par tout un chacun, dans l’intimité de son écoute intérieure. Depuis 2012, en effet, je ne compose que de la sorte, fusain et pastel blanc en main, quelques règles simples en tête : les partitions se lisent de gauche à droite, un trait foncé correspond à un son fort, pâle à un son plus doux ; en haut de page il est aigu, plus bas il est grave ; etc.

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Mâ’lesh I – leurs étreintes bouleverseraient la mer

Mâ’lesh I — leurs étreintes bouleverseraient la mer
Créé le 23 mars 2018 par Joseph Petric et Lynn Kuo, à qui cette œuvre est dédiée
Commande de la SMCQ
[english follows]

Note de programme

« Faisons la paix des corps entravés. »
Anne-Marie Alonzo

Cette pièce est une danse fougueuse, intense et sensible composée en hommage au tango d’Astor Piazzolla. Ses rythmes si typiques n’y sont pas, ses harmonies non plus : ils laissent plutôt leur place à un écho métamorphosé de cette musique. En effet, le tango trouve ses origines dans les bas-fonds de Buenos Aires, dans des imitations très approximatives et en métissages de danses autant latines, africaines, qu’européennes. Des pas maladroits entre hommes mélangeant fierté et orgueil, peine et nostalgie, séduction et désir. La présente pièce voudrait être chantée et dansée dans le même esprit.

Mâ’lesh I – leurs étreintes bouleverseraient la mer est aussi une danse « des corps entravés », à l’image de celui de l’auteure québéco-égyptienne Anne-Marie Alonzo, dont les mots ont donné vie à l’amour passionnel entre des personnages féminins sublimes et quasi mythologiques, teintés par un imaginaire nourri autant par Gerry Boulet que par Oum Kalthoum, tout comme le mien. Lire la Suite…

Extraits d’un micro-opéra : Conversation à la montagne

C’est avec pas peu de fierté que je vous partage quelques extraits de mon micro-opéra Conversation à la montagne, sur un texte de Paul Celan. Il est le fruit de deux ans de collaboration avec Maude Côté Gendron, Émilie Sigouin, Émilie Girard-Charest et Florence Blain. On travaille fort pour le re-présenter dans un avenir rapproché… propositions bienvenues!

CONVERSATION À LA MONTAGNE

avec
Maude Côté-Gendron (voix)
Émilie Girard-Charest (violoncelle)
et Émilie Sigouin (récitante)

Texte de Paul Celan
Projet de création de Symon Henry
Assistance scénique de Florence Blain Mbaye
Éclairages de Juan Mateo Gonzalez

Présenté à l’ESPACE CERCLE CARRÉ le samedi 7 mai 2016

Conversation à la montagne : deux compères se rencontrent lors d’une ballade en montagne, sortes de Sol et Gobelet qui s’ignorent, pressés de philosopher, de réinventer le monde de fou duquel ils ont émergé. Un violoncelle, une voix qui chante en allemand et une voix qui parle en français récitent le même texte, simultanément, quelque part entre un concert de musique classique en suspension et une performance de théâtre corporel qui cherche désespérément à parler.

« – J’ai couché sur la pierre, autrefois, tu n’es sans le savoir, – sur la pierre et la dalle ; à mes côtés eux ont couché, les autres : eux étaient comme moi, les autres, les autres autres que moi et mêmes, lignage, ô, eux se couchaient là, eux s’endormaient, et sans s’endormir (…) – à toi je ne le cache point, je ne les aimais, eux qui ne savaient m’aimer, j’aimais la chandelle, brûlant là-bas, au coin senestre, je l’aimais, elle, à brûler à sa perte, pas qu’elle brûle à s’effacer, elle était sa chandelle, celle que lui, le père à nos mères, avait allumées – et qu’au soir s’attachait un jour, défini, un jour, lui le septième, pas le dernier, j’aimais, lignage, aimais, non pas cela, j’aimais ce brûler à sa fin, sache-le, toi, je n’ai plus rien aimé depuis »

Génération2016 : en route vers « Contrainte de lumière II »

Un petit aperçu de ce sur quoi je travaille en ce moment : un partition à la limite entre notation traditionnelle et graphique pour l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), dirigé par Véronique Lacroix.

Contrainte de lumière II_5 esquisses_12x18Rendez-vous en octobre 2016 pour la création et la tournée neuf concerts!

Atelier et mini-concert : premières esquisses de « Contrainte de lumière II » pour l’ECM+

Jetez un coup d’oeil au Cahier du compositeur que j’ai préparé en vue de l’atelier et mini-concert organisé par l’ECM+ le 10 février prochain au Cégep Saint-Laurent (toutes les infos ici).

Laurence Latreille-Gagné y interprètera ma pièce pour cor seul, éclats/vitrail (2010-2012), toute première oeuvre où j’ai abordé l’exploration du son par le travail visuel.

Contrainte de lumière II_5 esquisses_12x18.jpgéclats/vitrail : note de programme Lire la Suite…

Conférence à l’Université de Montréal : partitions graphiques ou comment être « anonyme et intime »

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C’est avec beaucoup de joie que je donnerai une première conférence à l’Université de Montréal. J’y présenterai mes partitions graphiques et les questions de fond qu’elles ne cessent de soulever : improvisation vs. précision? composition vs. création d’un cadre de jeu? expression personnelle vs. expression des musiciens? Hâte de vous jaser de tout ça!

10 décembre 2015 – 12h à 13h
Faculté de musique – Université de Montréal, Local B-421
Événement Facebook

« Intranquillités… ou comment brouiller les pistes aux égos de compositeur.e.s

Lors de cette conférence, Symon Henry présentera le chemin qui l’a mené de la transposition précise de motifs de toiles du peintre suisse Paul Klee, aux larges partitions graphiques performatives peintes à même des édifices abandonnés en Finlande. Au tournant de 2010, il a d’abord recherché de nouveaux objets sonores : contours mélodiques, gestes, voir forme globales par l’entremise de l’élaboration d’un langage pictural et sonore de plus en plus précis. Sa démarche a pris un tournant décisif lors de l’élaboration de sa série « Intranquillités », qui compte cinq pièces à ce jour, et qui cherche un nouveau mode de notation du timbre via des partitions graphiques jouant à la fois sur la précision et sur l’ouverture. Ces partitions impliquent un travail de très grande proximité avec les interprètes qui brouille complètement les notions de composition/improvisation et, surtout, qui font disparaître les égos du compositeur et des interprètes derrière des univers poétiques à inventer ensemble…. du moins, c’est le but! »