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Intranquillités V @ Septemberfest Montréal!

La sémillante Marilène Provencher-Leduc reprend ma pièce pour flûte bawu, vidéo et sons fixés!
Ça se passe le 13 septembre prochain, à 19:30, à la Salle Multimédia du Conservatoire de musique de Montréal.

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Pour écouter ma dernière création : « Intranquillités III – c’est en liesse… »

intranquilités III - c'est en liesse
Voici deux versions de ma dernière pièce, telle qu’interprétée en générale puis en concert par l’Ensemble Paramirabo, le 24 janvier dernier, au café Résonances à Montréal. Comme la partition est graphique tout en se voulant très précise, je trouve intéressant de les publier toutes les deux.. bonne écoute!

En générale :

En concert :

En exergue de la partition, deux citations :

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Découverte poétique : Denis Vanier (Québec)

MORDU AU TALON

Cet été m’aura pourri
comme du sang dans le lavabo

je ne vis plus
mais reviendrai
expliquer tout cela
un coeur de déchets
sur un drap de bouches closes

il ne m’importe alors
d’être n’importe où

un aveugle qui hypnotise.

(extrait de La morve des bonbons, 1998)

LE DÉTACHEMENT

Se détacher des plaies de l’âme
est une farce plate,
jamais je ne m’offrirai l’impassibilité,
peindre les cernes de la baignoire
ou survoler les eaux troubles
de la mémoire d’une soue.

(extrait de Dimanche sale, 1998)

Découverte poétique : Ghérasim Luca (Roumanie/France)

Passionnément

pas pas paspaspas pas
pasppas ppas pas paspas
le pas pas le faux pas le pas
paspaspas le pas le mau
le mauve le mauvais pas
paspas pas le pas le papa
le mauvais papa le mauve le pas
paspas passe paspaspasse
passe passe il passe il pas pas
il passe le pas du pas du pape
du pape sur le pape du pas du passe
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Découverte poétique : Claude Gauvreau (Québec)

Des voix sans pores me disent que je mourrai enflammé dans la carbonisation
Ce n’est pas vrai
Je suis Dieu pour mes sourires secrets
Et en vérité je suis moi-même
Franc noble et plein de liberté
Draggammalamalatha birbouchel
Ostrumaplivi tigaudô umô transi Li

Claude Gauvreau, Recul (Poèmes de détention, 1961)

« Ce qui fait la valeur de la vie, et surtout de l’art, pour ceux qui ne sont pas des épidermes bouchés par l’infirmité, c’est le rare, l’inattendu, l’inespéré, le surprenant, le saisissant, l’inexplicable aussi, l’inédit, le révolutionnaire, l’incomparable, le prodigieux, l’intense, l’exorbitant, l’imprévu, le bizarre, le baroque, l’irrégulier, le fin, l’extravagant, le délirant, le vibrant, l’inimitable, le précédent, bref le sensible sous tous les angles possibles et impossibles, bref l’unique sous toutes les formes pensables et impensables.»

Claude Gauvreau, Les Oranges sont vertes, Montréal, L’Hexagone, 1994, p.206

Découverte poétique : Pier Paolo Pasolini (Italie)

« (…)

Eh bien, je vais te confier, pour finir,
que je voudrais être un compositeur de musique,
vivre avec des instruments
dans la tour de Viterbo que je ne réussis pas à acheter,
dans le paysage le plus beau du monde, là où l’Arioste
aurait été fou de joie à se voir renaître dans une telle
innocence de chênes et collines, d’eaux et de ravins,
et là composer de la musique,
seule action expressive
peut-être, élevée, et indéfinissable comme les actions de la réalité. »

Pier Paolo Pasolini

Découverte poétique : Serge Legagneur (Haïti/Québec)

Extrait de son long poème intitulé Inaltérable, datant de 1966 et publié en 1983 au Noroît (Montréal) :

             de toi à moi

la droite unique la cascade ardente sans pareille la parole

       plus forte engorgée

mon espace inconnu des dentales heureuses et du clavier

une marche furieuse de gestes rompus

du plus tendre bégaiement au plus obscur cri

celui qui te ressemble tenant la tête tranchée à l’ancienne

    manière des hymnes et des croix

mes entrailles bandées sur ta girouette

devant la mes désaxée

une voix dans la nuit qui fut cette nuit même

quittant la barque et la maison

marche à marche sans foi ni reproche

toi vendue bouée de larme immobile partout présente contre

        mes écubiers

malgré que je m’en fusse disent-ils hors des domaines de la

    voix

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