Bio

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(crédit photo : Jonathan Goulet)

Démarche d’artiste

Une rencontre désirante entre les arts visuels et la musique préside à la démarche du compositeur et artiste sonore Symon Henry. Délaissant l’écriture conventionnelle formée de notes accrochées à une portée, la musique du Montréalais se lit et s’interprète plutôt depuis un ensemble de dessins formant ce qu’il convient d’appeler la partition graphique. Habité des mondes des compositeurs Cornelius Cardew et Helmut Lachenmann, puis des traits coulants et des couleurs tracées de Cy Twombly, Henry se positionne dans une filiation de la partition comme espace de précision et de liberté, d’ambiguïté et de métissage entre les genres canoniques et les influences.

Ses œuvres témoignent d’une quête sans cesse renouvelée pour la déhiérarchisation de l’autorité du compositeur au profit d’un travail de proximité avec les interprètes. En effet, ses partitions demandent une grande précision de la part des musiciens, mais appellent également à des techniques de jeu dites non traditionnelles (maîtrise du souffle pour les instruments à vent ou exploration du frottement pour les cordes, par exemple) visant une prise en compte personnelle et intime de l’interprétation. Les bases de compréhension des partitions demeurent cependant simples et intuitives : l’axe horizontal indique la durée et l’axe vertical indique la hauteur d’un son, alors qu’un trait foncé appelle un son plus fort, un trait ténu et estompé, un bruit plus doux. C’est donc à un regard en forme d’écoute, à la fois curieux, généreux et intuitif, que nous invite le compositeur.

Bio

La pratique artistique de Symon Henry se fonde sur l’interaction entre trois axes majeurs dans ses créations, à savoir la musique de concert, les arts visuels et la poésie. Cette démarche transdisciplinaire se reflète tout particulièrement dans ses partitions graphiques — instrumentales ou performatives — qui ont été interprétées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie par des ensembles et des solistes tels que l’Orchestre symphonique HSO-Stuttgart, l’Ensemble SurPlus, le Nouvel Ensemble Moderne, Joseph Petric ou Kasia Kadlubowska. Son premier recueil de poésie, son corps parlait pour ne pas mourir, ainsi que son premier livre de partitions graphiques, voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, sont parus en 2016 aux Éditions de la Tournure. Son travail visuel a fait l’objet d’expositions chez Gham & Dafe, au Livart, à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, ainsi qu’au Palazzo Ducale di Lucca.

voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, une œuvre de 40 minutes co-composée avec Yannick Plamondon pour l’Orchestre symphonique de Québec et la marimbiste Anne-Julie Caron, a été présentée pour célébrer l’inauguration du pavillon Lassonde du Musée national des Beaux-Arts de Québec (2016). Symon est aussi lauréat du projet Génération2016 de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+) et a pris part à la tournée pancanadienne de l’ensemble.

(Dernière mise à jour : décembre 2018)

3 responses to “Bio”

  1. Marc Hyland says :

    bonjour Symon, très bien bien ton site, au plaisir de t’entendre, j’adore ce titre: Principe de délicatesse, ça laisse imaginer…

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