Archives de tags | Poésie québécoise

« L’amour des oiseaux moche » : nouveau recueil disponible !

Recueil de poésie et tableaux sonores / Poetry & sound paintings collection

nous dévalons une pente aérienne
un caillou sous la langue
sous les paupières nos varices belles

d’étiolement nos meutes
fabuleuses de magie

achat / purchase

L’amour des oiseaux moches entremêle tableaux sonores et poésie afin de livrer un récit initiatique explorant l’altérité par le corps, les mémoires et leurs mises en récit, les imaginaires du rêve et leur inscription dans le réel. Ces thèmes sont portés par quatre personnages : Vieux clown, Nour d’Outre-rêve, Louve que j’aime et Djinn l’éphémère. Illes évoluent dans une atmosphère imprégnée de réalisme magique culminant vers une forme d’idéal, apaisé et bienveillant. Le recueil explore, finalement, les possibles de mon identité métisse égypto-québécoise, queer, amoureuse du bruit du monde.

Ce projet correspond aussi à l’aboutissement d’une décennie de démarche transdisciplinaire. À ce jour, je n’avais encore jamais mis en partition graphique mes propres textes. C’est sous l’impulsion de Véronique Lacroix, directrice musicale, artistique et chef d’orchestre de l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+), que j’ai trouvé le courage d’assumer l’étendue des possibles de ma propre transdisciplinarité. Elle m’a en effet passé la commande d’une mise en musique d’un conte poétique que j’écrirais et qui serait au cœur du spectacle principal de sa saison 2019-2020 : L’Outre-rêve – récits initiatiques transfrontaliers. Ce dernier devrait être présenté à l’automne prochain à Montréal puis en tournée allemande si la post-pandémie le permet.

Immense merci, aussi, au centre d’artistes La Chambre Blanche (Québec) et à son équipe pour l’accueil entre ses murs. C’est là que j’ai pu trouver l’espace mental et physique pour créer l’essentiel de ce qui est présenté ici.


Achat du recueil / Plus d’information sur le projet Galerie / Concert


« son corps parlait pour ne pas mourir » maintenant disponible!

945244_1045355658836518_8866953529098845752_n

Après quelque sept ans dans la mijoteuse, son corps parlait pour ne pas mourir est maintenant disponible pour achat EN LIGNE ou dans votre librairie indépendante préférée!

« je fais partie de ceux
qui traînent leur enfance
comme on traînerait
du sol
une lourde montgolfière

qui tentent inlassablement de rattraaper
le galet jeté à l’eau
mais qui souffrent d’une peur
viscérale
de la mer »

Mille mercis à tous ceux qui se sont déplacés pour le lancement en mars dernier!
… et mille mercis à ma famille musicale et artistique d’avoir prêté votre musique et vos voix à mes mots :

Lire la Suite…

Laptop+poésie : « son corps parlait pour ne pas mourir » @Bleury, bar à vinyles

12187727_900482970000787_8787839267054659214_n

Première lecture publique – en fusion avec le noise génial d’Émilie Payeur – d’extraits de la version finale de son corps parlait pour ne pas mourir, long poème qui sera publié à l’hiver par les fabuleux être humains de La Tournure en collaboration avec Possibles Éditions.

Extrait :
tracés noirs au khôl autour de mes lèvres qui t’effraient dans ton sommeil – la culpabilité
le corps mort
la respiration lente toujours sur le côté
m’accompagne le qanûn accordé à la pureté feinte
l’intonation sérénissime parfaite comme ton Dieu d’amour vengeur
les versets les inflexions de ma voix derrière les paravents somptueux
mais j’ai toujours préféré Jaël tuant Sisera en lui enfonçant un pieu dans la tempe avec un marteau
c’est moins chaste et pur
moins virginal, plus humain
tu reconnais?

Goulka – Zéa Beaulieu-April

survivants
nous avons le corps d’avant l’image
nous sommes gestes et actes avant apparition

il y eut la meute

nous restons proie volontaire
d’une espérance

ce qui rend vivant s’avère dangereux

stockvault-seaweed104948-Recovered

Recueil disponible sur le site de la tournure.

Découverte poétique : Lino (Québec)

Lino_chambre-de-l'oubli

Lino, extrait de La chambre de l’oubi, 2008, ed. 400 coups

Vidéo-poème à partir d’un extrait de « son corps parlait pour ne pas mourir »

Merci à Cécile Gariépy pour ce vidéo-poème réalisé à partir d’un extrait de mon texte, son corps parlait pour ne pas mourir, à paraître en 2015 aux éditions de la Tournure.

3 concerts à venir!

Si l’envie vous prend de vouloir écouter de la performance sonore dans les semaines qui viennent, j’aurai la chance de voir trois de mes oeuvres interprétées à Montréal par des musiciens hors du commun!

4 septembre, 20h – son corps parlait pour ne pas mourir
pour artiste vocal seul
Espace Cercle Carré (36 rue Queen, Vieux Port de Montréal)

Gabriel Dharmoo aura l’amabilité de présenter quelques extraits d’un « work in progress » à partir de mon texte son corps parlait pour ne pas mourir. Aussi au programme, des oeuvres en gestation de Marie-Pierre Brasset, Gabriel Dufour Laperrière, Marc Hyland, William Kuo, Gabriel Ledoux et Carmen Vanderveken!

Événement FB

p01

13 septembre, 19h30 – Intranquillités V : alors que nous maintenions près de nos bouches diamantées..
pour flûte bawu, vidéo et sons fixés
Salle Multimédia du Conservatoire de musique de Montréal

Lire la Suite…

Sonore-là : cocomposition acousmatique avec Nicole Brossard

pièce acousmatique cocomposée par
Nicole Brossard et Simon Henry

créée le 11 mars 2014 à la Bibliothèque Nationale du Québec lors de la soirée « L’art pense : créer l’intime »

avec des extraits de textes de Saint-Denys Garneau, Albert Camus et Marguerite Duras

image du clip: esquisse pour la partition de la pièce « Intranquillités III : c’est en liesse » de Symon Henry

Nouvel enregistrement : Intranquillités V – alors que nous maintenions près de nos bouches diamantées..

pour flûte bawu, vidéo et sons fixés

composition/réalisation de la partition graphique/interprétation:
Symon Henry

composé dans le cadre de la soirée « L’art pense : créer l’intime » de la Bibliothèque Nationale du Québec

création: 11 mars 2014

Créer l’intime : Ghazi Moumneh / Grebmeier Forget / Henry / Brossard / Chokri @ la BANQ

Courriel promo_Creer l'intime

« kimono de fleurs blanches       de fleurs roses       la nuit porte des oranges dans tes mains       je voudrais que nous mourions comme le jour        puisque jamais nous ne pourrons retrouver ce petit cab qui nous menait dans le fond de la mer       bouche de truite rouge       repaire parfumé dans les coraux et les éponges qui nous examinaient avec leur regard nombreux       tu les chassais avec cette moue de framboise écrasée       le vent qui passait       courant de cuivre et de parfums       nous avions fait pousser un géranium dans la coupe d’une moule assassinée       dans tes oreilles des papillons coloraient nos musiques inventées par les lèvres du mirage englouti d’une ville       un grand fauteuil baroque s’en venait à la dérive de grand’mère à lunettes ovales       et cette étoile de frisson qui montait sur ta jambe gauche       le long du mollet       sur le genoux       dans le creux de la cuisse       mais soudain comme toute la mer a disparu       et le sel des cheveux       et le jour qui va paraître et qui est plus vide que le reste du monde »

Le vierge incendié (extrait), Paul-Marie Lapointe, 1948