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Le Désert mauve – un livre à traduire

Quatre évènements clôtureront une résidence de création en mai, à Québec, autour de mon projet d’opéra basé sur le roman iconique Le Désert mauve de Nicole Brossard. Avec une équipe absolument incroyable (et intrépide de base, mais d’autant plus dans le contexte !), nous explorerons des rouleaux, de larges tableaux et des miniatures sonores associés à différents éléments du roman de Brossard, partitions que j’ai peintes puis numérisées entre 2018 et l’été dernier. Certaines seront fixes, d’autres animées, et d’autres remixées en temps réel par l’entremise d’une lutherie numérique créée sur mesure pour l’occasion par Alexandre Burton, du studio Artificiel.

Le désert mauve – tableaux sonores

Exposition
– 20 au 23 mai

Charpente des fauves (Québec)
Informations et modalités de visite : https://mmrectoverso.org/portfolio/le-desert-mauve-tableaux-sonores/

Identité et créativité dans Le Désert mauve et L’amour des oiseaux moches

Conférence I
– 21 mai
, 9h35 à 10h05
Informations et lien zoom : https://www.digmusiquequebec.ca/programmation/rencontres/subjectivites-genrees-et-creation-musicale/

Altérité et création

Conférence II
– 21 mai
, 17h à 18h
Informations et inscription : https://mmrectoverso.org/portfolio/alterite-et-creation/

Le Désert mauve – un livre à traduire

Performance musicale
– 22 mai
, 21h à 22h
Informations et billets : https://mmrectoverso.org/portfolio/cabaret-dejante/

Mélanie, une adolescente en quête d’absolu, sillonne le désert de l’Arizona pour exorciser la peur et la réalité, espérant échapper au quotidien lent du motel que dirige sa mère, près de Tucson. Sa rencontre avec l’excessive Angela Parkins multipliera les actes de révolte et de pure joie. Dans les intervalles de la narration, se dresse la présence menaçante de « l’homme long » comme l’histoire du monde et de la science. Tel est le récit que découvre la traductrice Maude Laures qui l’envoûte et qu’elle décide de traduire après s’être imprégnée des personnages, avoir imaginé leurs dialogues et refait les paysages de l’inq­­­uiétante beauté du désert.

Le Désert mauve — un livre à traduire, est une traduction sonore du roman Le Désert mauve de Nicole Brassard. Des partitions musicales graphiques interprétées par des musicien·ne·s de concert composent les bases du projet d’opéra. Entrent en résonance l’imaginaire poétique de Nicole Brossard, celui de l’auteure fictive du premier récit — Laure Angstelle —, celui de la traductrice Maude Laures ainsi que de l’univers sonore de Symon Henry. Ielle a cherché à s’imprégner des personnages du roman et à imaginer les textures harmoniques irisées de leur environnement sonore, aux couleurs complexes, modulant constamment entre consonance et riche rugosité à l’image des couleurs du désert, toujours semblables, toujours différentes dans l’infinie complexité des détails.

Voix : Sarah Albu (Mélanie 1), Catherine Debard (La narratrice), Talia Fuchs (Mélanie 2)
Ensemble : Émilie Mouchous (artiste électroacoustique), Benoît Fortier (cor), Rémy Bélanger de Beauport (multi-instrumentiste)
Direction artistique et musicale : Symon Henry
Coach d’interprétation et accompagnement : Line Nault
Lutherie numérique : Alexandre Burton (studio Artificiel)

**Toutes les partitions du projet – originales et reproductions – sont en ventes afin de le financer :
Galerie 1 (Prologue) / Galerie 2 (Un livre à traduire) / Galerie 3 (Un livre à traduire – suite)

« Prologue au Désert mauve » : nouvel enregistrement !

C’est avec un plaisir immense que j’aimerais vous partager la toute première étape d’un projet de (très) longue haleine — commencé sous forme d’embryon d’idée en 2011 — soit la création d’un opéra basé sur le roman culte de Nicole Brossard intitulé « Le Désert mauve ». Work in progress oblige, je serais vraiment preneur·euse de tout commentaire constructif ou suggestion bienveillante !

With immense pleasure I would like to share with you the very first step of a (very) long-term project—started as an embryonic idea in 2011—namely the creation of an opera based on Nicole Brossard’s cult novel entitled “Mauve Desert” Being at a work in progress stage, I would really appreciate any constructive comment or kind suggestion!

Enregistré en concert le samedi 27 avril 2019, 16 h à La Nef de St-Roch (Québec) – Festival Viens voir ailleurs d’E27 musiques nouvelles

Sarah Albu, Soprano
Rémy Bélanger de Beauport, violoncelliste
Nicole Brossard, autrice et conseillère dramaturgique
Benoît Fortier, corniste
Symon Henry, direction artistique et musicale
Émilie Payeur, artiste électroacoustique

Fin de résidence à la Chambre blanche

Lors de ma résidence à la Chambre blanche, j’ai pu réaliser les partitions graphiques finales d’une œuvre musicale qui m’a été commandée par Véronique Lacroix pour son Ensemble contemporain de Montréal (ECM+) et qui sera créée en mai 2020 au Théâtre Centaur. Cette partition est au cœur d’un projet pour voix, scie musicale, accordéon et orchestre basé sur un conte poétique –  L’amour des oiseaux moches – que j’ai écrit pour l’occasion. En prenant appui sur mon identité égypto-québécoise et queer, les personnages de ce conte se révèleront sonorement, visuellement et poétiquement par le biais de thèmes comme la mise en relation des corps et des identités, les mémoires et leurs mises en récit, ainsi que les imaginaires du rêve et leur inscription dans le réel. À suivre !

Élément de partition inspiré par des discussions intenses sur l’identité, en particulier arabo-québécoise dans le contexte qui est le nôtre, avec l’amie poète Mimi Haddam. Pendant tout mon séjour, j’ai exploré l’idée de la sortie des cycles de violence, comment des forces alternatives peuvent émerger et se superposer aux réalités redondantes. Et l’amie de me proposer l’idée que les cycles peuvent être fluides et multiples, n’ont pas à être binaires, que toute émotion peut être entendue comme un lieu de passage de mille autres émotions. Le choc des cycles peut faire émerger d’autres cycles, d’autres tangentes, et, surtout, d’autres espaces et imaginaires. Je ne suis pas revenu pour revenir, comme dirait Miron.
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« Prologue au Désert mauve » et « calme ? » sur la route !

  • Québec : samedi 27 avril 2019, 16 h, La Nef de St-Roch (160, rue St-Joseph Est) – Festival Viens voir ailleurs d’Erreur de type 27
  • Jonquière : jeudi 16 mai 2019, 20 h, Salle Pierrette-Gaudreault (4160, rue du Vieux Pont) – Festival des musiques de création du Saguenay

Cette tournée présente la création de Prologue au Désert mauve, une traduction vers le sonore d’un texte iconique de l’écrivaine Nicole Brossard. Pour ce projet — qui servira de base pour un opéra à venir — j’ai cherché à m’imprégner des personnages de Brossard et à imaginer les textures harmoniques irisées de leur environnement sonore, aux couleurs complexes, modulant constamment entre consonance et riche rugosité à l’image des couleurs du désert, toujours semblables, toujours différentes dans l’infinie complexité des détails.

En complément de programme, nous interprèterons Intranquillités VII — calme ?, inspirée par des textes des poètes Roxane Desjardins et Denis Vanier.

Programme :

  • Prologue au Désert Mauve, projet d’opéra de Symon Henry d’après un roman de Nicole Brossard (création, 4 musicien·nes, 17 minutes)
  • Intranquillités VII — calme ?, de Symon Henry d’après un texte de Roxane Desjardins (23 min, 4 musicien·nes, 2017)

Interprètes :

Sarah Albu, artiste vocale
Rémy Bélanger de Beauport, violoncelliste
Benoît Fortier, corniste
Symon Henry, direction artistique et musicale
Émilie Payeur, artiste électroacoustique

Extrait de la partition graphique Prologue au Désert mauve

« Prologue au Désert mauve » : premières esquisses

Depuis 2011, l’idée de créer un opéra à partir du roman Le Désert mauve, de Nicole Brossard, m’habite. Les sonorités du désert d’Arizona, mais aussi du « Désert blanc » de Montréal, s’inventent à mon oreille depuis cette première lecture, sur un banc de parc à Victoria, quelque part entre le désert de l’Atlantique et celui des Rocheuses.

Aujourd’hui, cette idée avant d’un pas petit mais signification : une première version exploratoire, « Prologue au Désert mauve » de quelque 25 minutes, verra le jour au printemps – à l’invitation d’E27 musiques nouvelles (Québec) et du Festival des musiques de création de Jonquière. C’est par l’entremise de Sarah Albu (voix), Rémy Bélanger de Beauport (violoncelle), Benoît Fortier (cor) et Émilie Payeur (électroniques) que les mythiques personnages de Mélanie, Maude Laures, Laure Angstelle, Lorna Myher, Kathy Kerouac et Angela Parkins commenceront à s’incarner sonorement. À suivre!

  • Québec
  • Jonquière
    • Jeudi 16 mai 2019, 20 h, Salle Pierrette-Gaudreault
      (4160, rue du Vieux Pont, Saguenay, arr. Jonquière Québec, G8A 2G9)

Exposition : voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire

Le vernissage de « voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire » a eu lieu le 29 septembre dernier. L’exposition se poursuit jusqu’au 15 décembre prochain à la Chapelle Historique du Bon-Pasteur (100 rue Sherbrooke Est).

Évènements à venir :
**Le mentir-vrai : performances artistiques en écho à l’exposition
26 octobre 2018, 14 h à 17 h
Avec Nicole Brossard, auteure et essayiste ; Christian Bujold, performeur ;
Mario Côté et Catherine Béliveau, artistes visuels ; Ana Tapia, artiste électroacoustique ; Benjamin Tremblay Carpentier et son ensemble, multi-instrumentistes ; Maude V. Veilleux auteure et performeuse et Rachel Hyppolite, animatrice.

**Concert
9 novembre, 19h30
Productions SuperMusique interprète la partition complète de voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire (dir. Danielle Palardy Roger).

Horaire de visites de l’exposition :
Jeudi et vendredi – de 14 h à 18 h
Samedi – de 13 h à 17 h
Dimanche – de 13 h à 17 h
(visites possibles en-dehors de ces heures : écrivez-moi au besoin à symon_henry@yahoo.ca)

Toutes les œuvres sont en vente afin de financer la création de ma prochaine pièce, une symphonie avec voix, sur des textes de Roxane Desjardins, intitulée « Je suis calme et enragé, cela s’appelle la précision ».
Détails : https://symonhenry.com/galerie/

Photos : Maxime Boisvert

 

Vernissage : Voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire

Vernissage : 29 septembre, 13 h à 18 h ; en présence de l’artiste et avec la participation de la violoncelliste et médiatrice culturelle Emmanuelle Lizère ; performance de l’artiste vocal Gabriel Dharmoo à 16h30, présenté par l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM+).
Le mentir-vrai, 

Performances artistiques en écho à l’exposition
26 octobre 2018, 14 h à 17 h
Avec Nicole Brossard, auteure et essayiste ; Christian Bujold, performeur ;
Mario Côté et Catherine Béliveau, artistes visuels ; Ana Tapia, artiste électroacoustique ; Maude V. Veilleux auteure et performeuse et Rachel Hyppolite, animatrice.

Répétition publique : 3 novembre, 14h à 16h ; Productions SuperMusique.
Concert : 9 novembre, 19h30 ; Productions SuperMusique interprète la partition complète de voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire (dir. Danielle P. Roger).
Chapelle Historique du Bon-Pasteur (100, rue Sherbrooke E, Montreal)
Extraits-voir-dans-le-vent_carré
Je dessine le son. Pour qu’il puisse être interprété par des musiciens en concert, mais aussi pour qu’il puisse être entendu par tout un chacun, dans l’intimité de son écoute intérieure. Depuis 2012, en effet, je ne compose que de la sorte, fusain et pastel blanc en main, quelques règles simples en tête : les partitions se lisent de gauche à droite, un trait foncé correspond à un son fort, pâle à un son plus doux ; en haut de page il est aigu, plus bas il est grave ; etc.

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Intranquillités VII – calme ?

Quelques instants d’une magnifique résidence à la Chambre Blanche de Québec…

Première interprétation d’Intranquillités VII – calme ?, par l’EMIQ – Ensemble de musique improvisée de Québec dirigé par Rémy Bélanger de Beauport. Cette pièce est un premier lieu d’exploration de sonorités et d’éléments visuels pour un projet de symphonie avec voix intitulé Je suis calme et enragé, cela s’appelle la précision basé sur des textes de la poète Roxane Desjardins. Lire la Suite…

Publication de « voir dans le vent… » @La Tournure!

Décidément, je suis entouré de gens formidables! En moins d’un mois, mes 168 dessins constituant la partie graphique du plus important projet de ma carrière à ce jour – voir dans le vent qui hurle les étoiles rire, et rire, co-composé avec Yannick Plamondon – ont été édités, mis en page et surtout magnifiquement préfacés afin de devenir un magnifique objet à imaginer sonorement publié, et qui sera publié avec le concours des éditions de La Tournure.

Disponible ICI en prévente!

Immense merci à Marie-Hélène Constant, qui signe l’accompagnement littéraire et qui donne l’immense poussée d’énergie nécessaire pour rendre tout ça possible, ainsi qu’à Stéphanie Séguin qui signe le design graphique. Immense merci aussi à l’Orchestre symphonique de Québec, au Musée des beaux-arts du Québec ainsi qu’à Yannick pour leur engagement constant et essentiel!

Tous les détails à venir très bientôt – en attendant, notez l’info suivante à vos agendas :
18 septembre 2016, 14h, grand escalier du nouveau Pavillon Lassonde du Musée des beaux-arts du Québec (Québec) – Orchestre symphonique de Québec (dir. Fabien Gabel) + Anne-Julie Caron (marimba solo) + électronique + lancement dudit livre. Ce sera juste wow.

Extraits d’un micro-opéra : Conversation à la montagne

C’est avec pas peu de fierté que je vous partage quelques extraits de mon micro-opéra Conversation à la montagne, sur un texte de Paul Celan. Il est le fruit de deux ans de collaboration avec Maude Côté Gendron, Émilie Sigouin, Émilie Girard-Charest et Florence Blain. On travaille fort pour le re-présenter dans un avenir rapproché… propositions bienvenues!

CONVERSATION À LA MONTAGNE

avec
Maude Côté-Gendron (voix)
Émilie Girard-Charest (violoncelle)
et Émilie Sigouin (récitante)

Texte de Paul Celan
Projet de création de Symon Henry
Assistance scénique de Florence Blain Mbaye
Éclairages de Juan Mateo Gonzalez

Présenté à l’ESPACE CERCLE CARRÉ le samedi 7 mai 2016

Conversation à la montagne : deux compères se rencontrent lors d’une ballade en montagne, sortes de Sol et Gobelet qui s’ignorent, pressés de philosopher, de réinventer le monde de fou duquel ils ont émergé. Un violoncelle, une voix qui chante en allemand et une voix qui parle en français récitent le même texte, simultanément, quelque part entre un concert de musique classique en suspension et une performance de théâtre corporel qui cherche désespérément à parler.

« – J’ai couché sur la pierre, autrefois, tu n’es sans le savoir, – sur la pierre et la dalle ; à mes côtés eux ont couché, les autres : eux étaient comme moi, les autres, les autres autres que moi et mêmes, lignage, ô, eux se couchaient là, eux s’endormaient, et sans s’endormir (…) – à toi je ne le cache point, je ne les aimais, eux qui ne savaient m’aimer, j’aimais la chandelle, brûlant là-bas, au coin senestre, je l’aimais, elle, à brûler à sa perte, pas qu’elle brûle à s’effacer, elle était sa chandelle, celle que lui, le père à nos mères, avait allumées – et qu’au soir s’attachait un jour, défini, un jour, lui le septième, pas le dernier, j’aimais, lignage, aimais, non pas cela, j’aimais ce brûler à sa fin, sache-le, toi, je n’ai plus rien aimé depuis »